In French only
...Les choses évoluent vers la professionnalisation.
Les freebies ne sont plus que les restes d'un kit payant, et il faut désormais les télécharger sur des boutiques en ligne. Vous vous retrouvez ainsi affiliée à cinq boutiques minimum, chacune vous envoie et inonde votre boîte à courriel de ses offres, le codes de téléchargement ne fonctionnent pas toujours, et vous êtes certaine de ne jamais acheter quoique ce soit dans la boutique.
Ce scénario m'est arrivé, mais je suppose que je ne suis pas la seule.
Je comprends que l'on veuille faire de son loisir une source de revenue, généralement complémentaire. Je comprends que les freebies soient d'excellents moyens de promouvoir des kits complets. Je trouve les boutiques réellement intéressantes si elles sont couplées d'un forum, et aussi d'un blog. D'où l'on peut télécharger le freebies. Sans être enregistrée et fichée.
Le nombre de boutiques me semblent croître de façon exponentielle, mais le service n'est pas toujours assuré, particulièrement en ce qui concerne les liens de téléchargement et les réclamations. Car un commerce, ce n'est pas simplement des bons produits, à savoir de beaux designs, mais aussi une qualité après-vente assurée. Cette pluralité d'offres n’assure pas non plus une originalité des designs. Parfois je ne sais chez quel designer ou dans quelle boutique je me trouve car beaucoup ont des styles ressemblants. Je suppose que la fièvre passera et que dans les deux ans, seules les meilleures boutiques, tant au niveau de l'offre que du service, survivront.
Je comprends d'autant mieux cette fièvre que, lorsque les pauvres designers offrent des freebies, moins de 3% de gens les remercient. Recevoir un merci est en train de devenir une forme de gratification moins répandue qu'un paiement. Je renouvelle mon coup de griffe contre les français, particulièrement malpolis. Si je propose un wordart en anglais et en français, j'obtiens 8% de commentaires sur le fichier en anglais; 0% sur le fichier en français.
Le scrapbooking digital, originaire des Etats-Unis, a particulièrement bien pris dans notre Hexagone. De nombreux designers français ont du succès et ils ont parfois la tentation d'abandonner la langue française (avec des résultats parfois moyens car les traductions automatiques via babelfish ou Google Language Tools sont approximatives). Le vocabulaire du scrapbooking est déjà majoritairement en anglais, et les équivalents français peinent à s'imposer.
Alors si les français veulent réagir, ils feraient bien d'être présents sur la toile dans leur langue. En laissant les cinq lettres du mot merci dans leurs commentaires par exemple. En adoptant le vocabulaire en français. En proposant du wordart en français. Et des designs originaux.
Je n'inclue pas les francophones dans mon coup de griffe, car mes plus gentils lecteurs viennent souvent de Belgique et du Canada.
Le pire est que ce message ne sera probablement pas lu par beaucoup de français, bien qu'ils constituent la majorité des visiteurs de ce Plum raconte, ils ne semblent pas constituer la majorité des lecteurs.
Si j'ai tort, déchainez-vous contre moi dans vos commentaires! Si j'ai raison ou partiellement raison aussi.
Bon week-end.
